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Les travaux du comité de facilitation du dialogue inclusif pourraient aboutir mais à une impasse, a-t-on constaté. Faute de consensus sur les questions essentielles dont celles sur la commission électorale nationale indépendante qui menace d’ailleurs de reprendre ses activités.
Ce mercredi 15 février, les acteurs présents dans la salle ont été invités à aller consulter leur base pour revenir à 20 heures pour une éventuelle conclusion car Mgr Albert Gomez, le président du comité du dialogue inclusif, faute de résultat, serait allé voir le président Alpha Condé pour, entre autre, une éventuelle prolongation du délai du dialogue. Ce qui n’a pas été obtenu.
Les sessions au compte du dialogue inclusif se suivent et se ressemblent, apparemment, dans la salle des actes du Palais du peuple. Mgr Albert David Gomez, le président du comité du dialogue inclusif est débordé. Après près de quatre semaines de débats, il n’est toujours pas arrivé à obtenir des acteurs politiques réunis au tour de la table du dialogue un résultat consensuel. Ce mercredi 15 février, dernier jour du dialogue inclusif, jusqu’à 13h, encore rien. Par contre, le président du comité du dialogue fait le compte rendu de sa rencontre avec le président de la République qui n’accorde aucune rallonge au dialogue. Donc tout doit être dit aujourd’hui. Les acteurs doivent donc aller se réunir avec leur base pour revenir dans la salle et voir comment conclure puisqu’il faut le faire aujourd’hui même. Certains acteurs rencontrés parlent déjà d’échec.
C’est le cas de Faya Millimono, porte parole du collectif plus l'ADP : ‘’ Le comité de médiation a commis l’imprudence d’aller soumettre comme plan B, quelque chose qui n’a pas fait l’objet de consensus dans cette salle. Nous sommes entrain de parler de la recomposition de la CENI, on nous parle de la création d’un conseil d’administration pour chapeauter la CENI. Cette proposition que le comité est allé faire n’a pas fait l’objet de consensus ici. Une autre chose qu’il faut retenir, à l’issue du compte rendu, c’est que la mouvance dit qu’elle suspend désormais sa participation compte tenu du délai qui ne va pas être prolongé. Et les représentants du gouvernement qui venaient d’entendre le point de vue du président de la République, ont simplement dit que, ce que le président de la République dit par rapport au délai, que c’est le point de vue du gouvernement. Ce qui se comprend. On retient de tout ça que nous nous sommes réunis ici pendant des jours, nous ne sommes arrivés à aucun consensus sur des questions essentielles. Aucune question essentielle n’a fait l’objet de consensus. Et donc, tentativement, après consultation des bases, le soir à 20 heures, il se pourrait qu’il y ait une autre rencontre pour conclure que l’on a utilisé les fonds publics ici pendant des semaines mais qu’on n’a pas pu s’entendre. ‘’
C’est à 20 heures donc que, les représentants des différents partis politiques présents au dialogue doivent se retrouver au palais du peuple pour décider du sort du dialogue politique en cours depuis plusieurs mois sans aucun aboutissement.
Source : Guineenews.org




